Réduire le désaccord au silence : Le bilan du gouvernement Conservateur

Au cours des cinq dernières années, l’exercice du droit fondamental de liberté d’expression au Canada a été freiné et découragé par un gouvernement fédéral qui tolère de moins en moins la critique ou la dissidence. Les organisations qui militent pour les droits de la personne et l’égalité des femmes et qui dépendent du financement gouvernemental ont été particulièrement atteintes. On a étouffé leurs voix ou on les a réduites au silence par des restrictions budgétaires. Les autres groupes et individus ayant souffert d’un étranglement financier sont ceux qui revendiquent pour les droits en matière de reproduction, pour des politiques humanitaires d’immigration et pour des changements à la politique étrangère du Canada au Moyen Orient.

Le dossier du gouvernement Harper, en matière de mesures ou de tentatives visant à réduire au silence ses critiques, inclut également la révocation de chefs d’organismes, de commissions ou de tribunaux gouvernementaux qui tiennent à prendre des décisions indépendantes. Des universitaires ayant exprimé des opinions contraires aux actions ou aux politiques gouvernementales ont également été visés.

Cette suppression flagrante des droits fondamentaux de la personne, par un gouvernement qui est responsable de par la constitution d’en assurer la libre expression, est sans précédent dans l’histoire du Canada.

Traduction du texte : « Silencing Dissent: The Conservative Record », par Maria Gergin, du Canadian Centre for Policy Alternatives. », le 6 avril 2011.