Alternatives

Les faits
En décembre 2009, après 17 années de coopération avec l'Agence canadienne de développement international (ACDI) dans plus de 30 pays, Alternatives apprenait, par un article paru dans un journal national, que son financement de programmes, accordé par l'ACDI, allait être coupé malgré le fait que l'organisation ait préalablement reçu des évaluations positives par des vérificateurs indépendants. La ministre de la Coopération internationale, Beverley Oda, ainsi que la Présidente de l'ACDI, Margaret Biggs, refusèrent de répondre aux appels de l'organisation. Plusieurs médias spéculèrent alors que cette décision était liée aux positions d'Alternatives relativement aux droits des Palestiniens. Après 15 mois de négociations, Alternatives se voyait finalement offrir un contrat représentant 30 % de la requête originale. En plus de la Palestine, des partenariats de longue date avec des pays tels que la République démocratique du Congo, le Niger, le Soudan, le Pakistan, l’Indonésie, le Nicaragua et le Honduras ont dû prendre fin.
Emploi ou fonction
Organisation de solidarité internationale qui se spécialise dans la justice climatique, la démocratie et les mouvements sociaux luttant en faveur de la dignité des peuples.
Portée et conséquences
- Les organisations canadiennes comme Alternatives qui travaillent en Palestine ou sur la question des droits des Palestiniens sont sanctionnées (Kairos, Droits et Démocratie...), non seulement sur leur programme « Palestine », mais plus largement et plus sévèrement.
- Alternatives a été forcée de se départir de plusieurs membres de son personnel et d’annuler divers projets. Malgré cela, Alternatives continue de gérer des projets dans plusieurs pays avec, outre ceux de l’ACDI, des fonds en provenance de l’Union européenne, du ministère des Relations internationales du Québec, des dons de membres et d’autres sources.
- En automne de 2010, l’organisation a remis à la ministre Beverley Oda une pétition signée par 1 500 personnes demandant que l’organisation reçoive son financement à nouveau. L’organisation a aussi envoyé directement à la ministre plus de 500 lettres. Plusieurs alliés d’Alternatives, tant au Canada qu’à l’extérieur du pays, ont aussi écrit à la ministre.

