Conseil canadien pour la coopération internationale

Conseil canadien pour la coopération internationale (CCCI)

Les faits

Depuis presque quatre décennies, le CCCI a reçu du financement public pour son travail de consolidation du secteur canadien des organisations non gouvernementales, ainsi que pour son travail de suivi et d’analyse des politiques fédérales au niveau de la  politique étrangère, de l’aide, de la consolidation de la paix, du commerce et des droits humains. Le Conseil a été informé que son financement serait coupé en juillet 2010 et a été obligé d’entamer une série de remodelages dramatiques au cours desquels environ les deux tiers de son personnel ont été renvoyés.

Cette décision a été largement perçue comme une « revanche » suite au plaidoyer du CCCI sur ses positions de politiques publiques allant à l’encontre de celles du gouvernement. Le CCCI a été un des militants clés lors des protestations qui ont suivis la coupure de financement de KAIROS - soulevant ainsi des questions de transparence et d’honnêteté sur le respect des normes utilisées par l’ACDI pour déterminer si le financement serait étendu aux ONG partenaires. La plupart des organisations membres du CCCI promeut une meilleure politique d’aide dans leurs programmes. Le président de CCCI, Gerry Barr, a protesté contre les coupures de financement de Kairos en affirmant que ces dernières avaient provoqué « des frissons » au sein de la communauté des ONG. La décision de retirer au CCCI ce financement cause un manque à gagner d’environ 1,8 million de dollars par année, soit les deux tiers du budget total de l’organisation. M. Barr a qualifié les actions du gouvernement de « politique de punition ».  

Emploi ou fonction

Le Conseil est une coalition d’organisations du secteur bénévole canadien œuvrant à l’échelle internationale pour un développement humain viable. Le CCCI cherche à mettre fin à la pauvreté dans le monde et à promouvoir la justice sociale et la dignité humaine pour tous.  

Portée et conséquences

  • Le CCCI a dû renvoyer 17 de ces 25 employés parce que le gouvernement fédéral a retiré son financement de 1,8 million de dollars par année.
  • Le CCCI a survécu grâce à d’autres sources de financement. Toutefois, il a perdu des secteurs importants dans la création de programmes y compris une partie de sa capacité de recherche et d’analyse dans le domaine des politiques publiques.
  • Même si le CCCI a survécu aux coupures, ces coupures de financement public auraient pu signifier la perte d’une voix critique et respectée pour les plus démunis de la planète.
  • Le retrait du financement du CCCI représente un autre message clair pour les organisations canadiennes : il y aura un prix à payer pour toute critique envers les politiques et les actions du gouvernement. Cette décision a contribué à un sentiment grandissant d’inquiétude au sein de la communauté des ONG.
  • L’imputabilité du programme d’aide internationale du Canada a été sapée alors que les ONG ont perdu confiance en la transparence et la fiabilité des normes employées par l’ACDI pour l’évaluation des appels d’offres pour les programmes à l’étranger.
  • L’efficacité des dépenses en matière d’aide est compromise lorsque le gouvernement (avec ses politiques partisanes) est en mesure de « laisser tomber » les critères des dépenses d’aide publique au développement.