Option vie

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Les faits

Malgré les évaluations positives de ce programme primé, le Service correctionnel Canada (SCC) a annoncé en Avril 2012 la suppression du programme Option-Vie.

Des études fédérales ont trouvé que le programme n’est pas rentable, et le SCC a réduit les fonds consacrés au programme dans le cadre des compressions budgétaires prévues pour 2012.


Option-Vie est un programme géré en partenariat avec le Service Correctionnel Canada (SCC), la Commission nationale des libérations conditionnelles, et les organisations communautaires qui supervisent le programme. Il a reçu plusieurs distinctions pour son travail, notamment le Prix canadien de justice pénale pour les réalisations de l'Association en Octobre 2011, et le modèle Option-Vie est en cours de reproduction dans d'autres pays, par exemple aux États-Unis, dans le Colorado.

Le programme Option-Vie coûte environ 2 millions de dollars par an par rapport au budget annuel du SCC qui est de 3 milliards de dollars.

En avril 2012, le SCC aurait annoncé que le programme prendra fin le 31 août. La suppression du programme Option-Vie fait partie d’un plan de compressions plus vastes visant le SCC annoncé dans le budget de 2012.

Selon CBC, le SCC a publié une déclaration affirmant que "le programme ne s’est pas révélé rentable". Julie Carmichael, s'exprimant au nom du ministre de la sécurité publique Vic Toews, a été cité par CBC déclarant que le programme Option-Vie "ne produisait aucun résultat qui améliore la sécurité publique." Ces commentaires seraient basés sur des recherches menées par le gouvernement fédéral.

Mais la société Saint Léonard du Canada (SSLC), qui supervise le programme Option-Vie, n'est pas d'accord avec cette suppression et a fait une déclaration officielle le 16 avril dans laquelle elle affirme que le programme Option-Vie a démontré «de bons résultats de la sécurité publique. » Skip Graham, de la Société Saint-Léonard, a déclaré à la CBC que «c'est le programme le plus pratique, c’est un  programme humanitaire qui a fait ses preuves, et c'est celui-ci qu'ils ont décidé d'éliminer,  c'est juste de la politique. »

En supprimant le programme Option-Vie dans son intégralité, le SCC mettra à pied environ 26 ex-détenus qui ont réussi à se réinsérer après la libération conditionnelle et étaient des employés du programme Option-Vie, fournissant des services de mentorat pour les actuels détenus condamnés à perpétuité.

Le nombre de condamnés à perpétuité ayant bénéficié des services Option-Vie en 2010-2011 est d’environ 2.280.

Le site Web du SCC affiche toujours une page louant le programme Option-Vie.

Dates importantes:

  • 1991: le Service Correctionnel Canada (SCC) a créé le programme Option-Vie
  • Avril 2012: le SCC a annoncé qu’il mettra fin au programme  Option-Vie et a vu son budget réduit dans le cadre des économies annoncés dans le budget de 2012.

Emploi ou fonction

Option Vie est un programme qui a été créé en 1991 par le Service Correctionnel Canada (SCC) afin de fournir des services de soutien aux prisonniers condamnés à perpétuité. Le programme aide à la réinsertion des prisonniers, les préparer à la réinsertion dans la société lorsque ils ont été mis en liberté conditionnelle. Il emploie avec succès d’anciens prisonniers réinsérés qui encadrent les détenus. Le programme Option Vie a gagné plusieurs  prix pour son travail qui a fait que les prisonniers libérés soient moins susceptibles de devenir des récidivistes.

Portée et conséquences

  • Egalité : Le programme Option-Vie fournit un soutien humanitaire pour les criminels condamnés à perpétuité, leur donnant la perspective d’une réinsertion dans la société. La suppression du programme est une perte de la possibilité pour les détenus d’être réhabilités dans la société.
  • Connaissance : Des programmes tels que Option-Vie fournissent des preuves pour éclairer les politiques sur la justice pénale et la réinsertion. Plusieurs des organisations communautaires qui supervisent le programme proposent des politiques qui donnent la priorité à la dignité de chaque individu et le droit à une seconde chance.
  • Transparence: Les coupures à Service Correctionnel Canada (SCC) et la suppression du programme Option vie, n'est qu'une mesure parmi beaucoup d’autres du budget fédéral de 2012. Beaucoup se sont plaints du secret et du manque d’information entourant les coupures et leur impact. Kevin Page, un fonctionnaire non partisan, a notamment demandé plus de transparence, à plusieurs reprises. En tant que Directeur parlementaire du budget, Page a fait face à de nombreux obstacles dans ses tentatives d’obtenir de l’information détaillée sur l’impact des coupures, et particulièrement des projets de loi omnibus.

 

Date de publication: 29 juin 2012