Une mauvaise note pour le respect de la liberté d'expression au Canada

Canadian Journalists for Free Expression

Par Canadian Journalists for Free Expression, 6 mai 2011

Pour la deuxième année consécutive, le gouvernement Harper a reçu une mauvaise note de l'association Journalistes canadiens pour la liberté d’expression (CJFE) dans le carnet de notes sur l'état de la liberté d'expression au Canada. Le carnet de notes, publié dans la nouvelle édition de l'État de la liberté d'expression au Canada du CJFE, révèle que la culture du secret gouvernemental s'est encore renforcée au cours des 12 derniers mois, que les délais pour répondre aux demandes d'information se sont allongés et que le nombre des lacunes dans les informations reçues a drastiquement augmenté. 

Le carnet de notes du CJFE a également attribué une mauvaise note au gouvernement fédéral et aux services de sécurité pour harcèlement, non-respect des accréditations de la presse et détention de journalistes et de citoyens lors du Sommet du G20 durant l'été 2010.

« L'accès à l'information gouvernementale ne fonctionne pas pour les citoyens canadiens — et la situation s'est encore aggravée sous le gouvernement Harper », explique Bob Carty, journaliste et membre du CJFE. « Nous espérons que maintenant, avec cette majorité, le premier ministre mettra à exécution ses promesses électorales de 2006 sur la réforme du libre accès à l'information et permettra au Canada de redevenir un pays ouvert, transparent et de renommée mondiale. »

Aperçu des notes attribuées :

  1.  F- Pour des délais toujours plus longs nécessaires au Gouvernemnt Harper pour répondre aux demandes d'information; la parcimonie des informations communiquées; la politisation du système d'accès à l'information en tentant de dissimuler des documents déjà publiés, et outrage au Parlement pour avoir omis de fournir des informations sur les programmes de dépenses.

  2. F- Pour les services de sécurité et le gouvernement fédéral qui ont déclaré que le sommet du G20 à Toronto fut un « franc succès », alors qu'en fait, il fut le plus important compromis sur les libertés civiles de l'histoire du Canada. Les refus répétés de reconnaître les accréditations des journalistes, et de multiples incidents de harcèlement et de détention de journalistes ont largement contribué à ce fiasco.

  3. C- Pour la Cour suprême du Canada pour une décision juridique ambiguë, forçant, d'un côté, un journaliste à divulguer ses sources tout en reconnaissant le droit de protéger les sources lorsqu’il peut démontrer qu'il en va de l'intérêt public.

La Revue offre également :

  1. Une synthèse de toutes les affaires juridiques importantes concernant la liberté d'expression.

  2. L'analyse de ce qui a mal tourné pour les droits des journalistes lors du sommet du G20, et la mise en perspective d'une affaire concernant un appel à la haine qui établit un précédent.

  3. Différents points de vue sur la situation ​des informateurs, y compris les aspects positifs de l'affaire Wikileaks, le manque de protection récurrent des informateurs au Canada, et pourquoi nous devrions suivre l'exemple de l'Islande.

Les faits et les statistiques importantes de 2010 dans L'INDICE de la libre expression au Canada, dont voici un extrait : 17. Le nombre de mots et de phrases déposés par le comité d'organisation des Jeux olympiques de 2010, interdisant leur utilisation sans autorisation préalable de décembre 2007 à décembre 2010. L'État de la liberté d'expression au Canada sera lancé lors de l'événement gratuit « Access Denied » à Toronto le 10 mai 2011, au salon NOW. L'événement abordera l'une des questions les plus problématiques au Canada sur la liberté d'expression, à savoir : l'essoufflement de notre droit à l'accès à l'information. Le panel sera composé de : John Reid, ancien commissaire à l'information du Canada; Paula Todd, avocat et journaliste d'investigation de W5 sur CTV, et Dean Beeby, adjoint au chef de bureau à Ottawa de La Presse Canadienne, et sera modéré par Anna Maria Tremonti, animatrice de l'émission The Current sur CBC Radio One. 

 

Le projet est commandité par les adhérents de CJFE, le précieux soutien de la Commission canadienne pour l'UNESCO et du Globe and Mail, ainsi que par la contribution en nature de l'imprimerie Transcontinental.

Le logo provient de la page twitter de CJFE

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