Violation de la liberté d'expression au cinéma: De l’idée de l’imitation pour sauver l’ordre public

«Le projet de loi C-10 est un projet de censure dangereux» selon France Boisvert

Par France Boisvert, Le monde du livre sur Internet, avril 2008

Je songe aujourd'hui au fait qu'il n'y a absolument aucun écrivain (sauf erreur de ma part) ni éditeur ayant ourdi quelques commentaires au sujet de cette épée de Damoclès qui plane dans le projet de loi C-10 mentionnant la nécessité, pour les producteurs de films et téléséries, de respecter l'ordre public pour obtenir des crédits d'impôts, dorénavant. Cette absence d'implication de la part des écrivains, éditeurs et autres intellectuels me sidère. Que signifie donc ce silence blanc dans le brouhaha du législateur conservateur planifiant le retour à la censure d'État à l'endroit des créateurs?

Ce projet de censure est aussi bête que dangereux envers le travail des artistes qui est de produire des oeuvres originales et autonomes. Les créatifs savent très bien que l'imaginaire n'est pas le reflet EXACT de la réalité; de la même manière, il va de soi que les gens ne reproduisent pas EXACTEMENT les comportements qu'ils voient au petit comme au grand écran dans les téléséries et films presents. […]

Au fond, le projet de loi C-10 révèle qu'à Ottawa, le gouvernement conservateur de Stephen Harper adhère à l'idée selon laquelle réalité et imaginaire sont des vases communiquant et que si les films et téléséries véhiculent des valeurs en rupture avec celles d'une société ordonnée, il faut donc intervenir pour décourager la production et «mise en œuvre» de valeurs faisant la promotion du désordre. […]

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Photo: L'Île

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